L'hiver est arrivé
 
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Cold heart : LIBRE

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Messages : 5
Date d'inscription : 28/06/2016
Ven 23 Sep - 19:25
Mes paupières lourdes dévoilent un saphir marin. Puis le deuxième. Je bâille.
Je fais lentement rouler chaque muscle de mon corps, endoloris par la froide humidité qui suinte des cloisons pierreuses qui protègent la meute des intempéries. Je me redresse calmement, émettant un souffle à peine audible qui se mue en une buée vaporeuse qui m'aveugle un instant.
Le redoux que j'avais ressenti quelques jours auparavant s'en était allé, et le rude hiver avait repris ses droits. Pas que je n'aime pas l'hiver, bien au contraire. Je m'extirpe péniblement de mon foyer, slalomant entre les corps encore endormis. Un nouveau bâillement léonin.
Je m'assieds à l'entrée, rien qu'un instant, savourant les violentes bourrasques qui s'engouffre dans les galeries en hurlant sa peine. Ma fourrure gonfle, moutonnant doucement sous mon ventre.
Rejetant mon doux visage en arrière, je pousse un long hurlement bienheureux. Une vieille habitude que je ne parviens pas à perdre. C'est si agréable de chanter de bon matin.
Mes pas glissent sur la neige, tandis que je me coule vers la forêt en contrebas. Sans doute l'une des terres Heavens que je préfère. Réfugiée sous le couvert de la cime des pins, je lâche un soupir soulagé. Je suis de nouveau dans mon élément, disparaissant dans la neige qui recouvre mon domaine et qui scintille doucement, coincée sur les branchages nus qui ploient sous son poids.
Je souris.
Mon corps massif se fige soudainement. Mes prunelles océaniques sondent avidement les environs. Je la trouve. Une minuscule silhouette blanche au milieu d'un océan de la même couleur. Ma faim cruelle s'éveille, ranimant mes entrailles gueulantes. Le ventre touchant terre, je rampe jusqu'à être assez près du lapereau neigeux pour lui bondir à la nuque. Un craquement sonore retentit. Sinistre, mais néanmoins délicieux.
J'arrache véhément des lambeaux de chair sanguinolente, répandant l'hémoglobine sur la surface immaculée. Je gronde de plaisir, dévorant mon maigre butin sans me faire prier.
Mes oreilles continuent de sonder la forêt, je frotte doucement mes narines sur la neige pour me débarrasser de l'odeur persistante et cuivrée du sang. A nouveau, je me fige. Un parfum m'assaille, réveillant les alarmes qui résonnent dans mon crâne. Une odeur inconnue.
Un Loup ? C'est cela. Un ennemi sur mon territoire.
Je fronce les sourcils. C'est un Hurricane, je me souviens que cette même odeur planait sur la fourrure d'Ayanna, et de Roka.
Je m'engouffre silencieusement dans les fourrées, bien décidée à faire fuir cet imprudent qui s'est aventuré sur nos terres. Les Heavens ont certes une réputation d'enfants de coeur, mais ce n'est pas pour autant que l'on accepte docilement que l'on foule nos frontières.
Un jeune mâle. Sa pelisse se détache étrangement au milieu de toute cette neige, un brun pâle, presque chaud, et quelques nuances de crème et de blanc. Deux pupilles ambrées qui fouillent les arbres qui l'entourent, assis sur ses postérieurs. Il m'aurait entendu ? Non, impossible.
Une idée mûrie dans mon crâne blanc. Un rictus moqueur étire soudainement mes lèvres noires.
Une petite frayeur, mon petit loup ?
Toujours à couvert, je pousse un long grondement sourd. J'imite un ours.
Mes pupilles marines pétillent de malice, cachées derrière ces feuillages verdâtres. Je souris cruellement, attendant calmement d'apercevoir une réaction tordre ce beau visage de ce qui m'apparait comme être un louveteau égaré.
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Messages : 6
Date d'inscription : 27/06/2016
Jeu 27 Oct - 16:09
Se défouler, oublier le reste du monde, ne penser qu'a son petit nombril, oublie la vie autour de soit, ne se concentrer que sur soit même, s'imaginer seul au monde et libre, libre de tout devoir, de toute obligation. Cela faisait maintenant quelques jours que je m'étais éloigné du territoire d'Hell et oui, malgré le fait d'être Dominant, je me prenais certain droit que je ne devrais pas. J'étais pourtant conscient que par ma faute une attaque pouvait survenir, j'étais pourtant conscient que par ma seule faute, je mettais aussi ma vie en jeu. Mais sincèrement, ces derniers jours, tout cela m'étais égal. Je savais pertinemment que Devil comme Angel, on devait se remettre des pertes que nous avons eut lors de la découverte de la clairière des saisons. Pour notre part elle était moindre, seulement quelque guerrier principalement. Il fallait laisser le temps aux familles de faire leur deuil, après cela nous pourrons reprendre l'entrainement de ces larves. Cependant, en parlant de meute, j'étais de plus en plus content de constater que les Hellchild revenaient vers leur meute d'origine, ressassant notre passé a tous, a nous tous, enfant des Enfers. Petit a petit les Devil se reconstruisent et gagne de plus en plus en force et en puissance alors que les Angel se laisse corrompre par la colère. Un jour on m'avait dit : Dans une contestation ne te laisse pas gagner par la colère, elle t'enlève une partie de ta force, et te livre désarmé à ton ennemi. Alors depuis ce jour la, je ne laisse absolument rien transparaitre, me contenant autant que je peux, gardant et ravalant ma rage. Être maitre de soi même, c'est sans doute ce qu'il y a de plus dur a faire dans la vie et ca serait prétentieux de dire que je domine mon caractère ainsi que mon instinct. Oui parce que là, je ne parle en aucun cas de liberté mais seulement de se battre contre ses propres démons. Drôle de dire cela ? Je ne sais pas, mais en tout cas, quoi que les autres puissent en penser, je le vois et le vis ainsi.

Relevant la tête en trottant dans une direction a laquelle je ne prêtais nullement attention, j'humais l'air sans crainte quoi que ce soit. Je ne dis pas que rien ne peut m'atteindre, je dis seulement que le code de mon éducation ne m'a pas formé a craindre l'aventure même en ayant conscience des dangers alentours. Non, je ne crains pas, je ne crains rien a l'heure d'aujourd'hui et par ailleurs, j'espère que tout continuera ainsi... La paix n'est que mensonge, il n'y a que la passion. Par ma passion, j'obtiens la puissance. Par ma puissance, j'obtiens le pouvoir. Par mon pouvoir, j'obtiens la victoire. Par mes victoires, mes chaînes se brisent. La Force me libérera. Il n'y a pas de paix, il y a la colère. Il n'y a pas de peur, il y a la puissance. Il n'y a pas de mort, il y a l'immortalité. Il n'y a pas de faiblesse, il y a le côté obscur. Je suis le cœur de l'Obscurité. Je ne connais pas la peur, mais je l'instille à mes ennemis. Je suis le destructeur des mondes. Je connais le pouvoir du Côté Obscur. Je suis le feu de la haine. Tout l'univers se prosterne devant moi. Je m'engage dans les ténèbres où j'ai trouvé la vraie vie : dans la mort de la lumière. Ralentissant l'allure en reniflant une odeur Devil sur la terre humide, je plissais les yeux et me mis a regarder un peu partout histoire de reconnaître le territoire sur lequel je me trouvais. Bon nul doute qu'il était solitaire et vu tout ces marais il ne fait nul doute de la ou je me trouve. Aussi, ce fut en penchant très légèrement la tête sur le côté que je me rendis compte avec surprise que cette odeur, même remontant a loin, ne m'était pas inconnu. A qui appartenait elle ? Pour le moment je dois dire que je n'en ais aucune idée. Avançant tranquillement dans un soupire ce ne fut qu'en reconnaissant la silhouette au loin que je vis de qui il s'agissait. A vrai dire, je reconnais surtout cette Louve grâce a Bélial. Sinon je n'ai pas de souvenir d'elle. On va dire aussi j'avais croisé Perséphone dans mon enfance, je n'en ai guère de souvenir pour tout avouer, le seul truc que je me souvins c'est d'avoir trainer mes pattes avec elle les jours avant de partir en entrainement durant les quatre dernières années de ma vie et qu'elle était Hellchild aussi, c'était pour cette raison que mes parents me laissaient lui parler.

Dressant les oreilles sur mon crâne, je regardais la demoiselle de toute ma hauteur esquissant un sourire en l'entendant me parler. Ouais je sais ô combien tu aimes Bélial, alors je vais te faire rappeler en un seul mot ô combien il est génial ! Et affichant toujours un regard franc, froid et mystérieux a la fois, je posai mon regard de feu sur elle décidant d'entrouvrir la gueule pour lui répondre.

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